Comment je suis tombée amoureuse des podcasts

Photo : Icons8

J’en suis accro : parce qu’ils permettent de parler de tout, et en particulier de ce qui n’est pas assez vendeur pour les médias mainstream (va-t-on tout de suite parler de féminisme? Ah, bah oui).

Peut-être aussi qu’on est fatigués par les écrans, par ceux du travail, celui du téléphone, les panneaux publicitaires, le prochain métro. Notre vie clignote et nos yeux fatiguent. Le son rentre dans nos petites oreilles et file droit au coeur.

Certains me donnent envie de faire la révolution (coucou La Poudre, YESSS, Quoi de meuf, Les Couilles sur la table, Miroir Miroir – évidemment qu’on allait parler tout de suite de féminisme, t’as vu dans quel monde on vit?), d’autres de voyager (coucou Les Baladeurs). D’autres me bercent (coucou Les Pieds sur Terre, le Book Club) ou encore m’instruisent (Vénus s’épilait elle la chatte, Emotions). J’ai des petits plaisirs coupables sur les faits divers (Affaires sensibles, Il était un crime, Fenêtre sur cour, Distorsion).

Je m’ennuie vite, j’ai besoin d’être en mouvement : une phrase très cool en entretien d’embauche mais pas forcément un cadeau au quotidien. Pour me lancer dans une activité manuelle, ma tête doit être occupée, sinon mes pensées partent ailleurs.

Mon premier podcast, c’était Pardon Maman, un podcast qui « vulgairise » tous types de sujets. J’avais du mal à me concentrer sur la confection d’un bracelet en métier à tisser (c’est mon blog je raconte ma vie si je veux) et j’ai lancé un épisode un peu au hasard . C’est passé d’un coup, et le lendemain j’en parlais à tout le monde. Et parce qu’internet c’est un peu magique j’ai téléchargé une application… et de podcast en podcast, je n’ai jamais plus eu besoin d’occuper ma tête quand mes mains sont prises.

J’ai le souvenir très vif d’un repas que j’ai mangé trop cuit car j’ai été absorbée dans cet épisode de Transfert (que je vous recommande d’écouter chez vous, au chaud, avec une boisson réconfortante et pourquoi pas une épaule pour pleurer).

Je me souviens avoir éclaté de rire dans une zone industrielle, proche du canal de Bruxelles, en écoutant A bientôt de revoir pendant une course à pieds.

Tout me semble possible, avec le son. Et c’est chouette quand tout semble possible, surtout en ce moment.

Sur ce site, j’aimerais publier mes propres podcasts, que je développe dans ma chambre avec un enregistreur et Garage Band, et parler aussi des podcasts qui transforment mon coeur en cookie coeur fondant au chocolat, tout juste sorti du four.

Ah, et de féminisme aussi, mais ça, depuis le temps, vous l’avez compris.